Le doublage francophone africain

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Le doublage francophone africain

Message  claude le Mer 27 Fév - 9:13

Sujet: Le doublage francophone africain Bas
claude
Modérateur
Messages postés : 6528
Voxophile ultime Posté le 22/04/2008 12:21:47


Le doublage francophone est également issu de l'Afrique francophone.
En voici un exemple :

Citation :

Doublage du film nigérian Atlanta
Eliane Chagas nous parle du casting


Depuis deux semaines, un film nigérian intitulé Atlanta est mis sur le marché discographique béninois. Ce film, de version anglaise d'origine, est interprété en français par la Compagnie. "Chaslie" de la comédienne professionnelle Eliane Chagas. Dans cet entretien, elle parle du Casting.
Mme Eliane Chagas, vous êtes maître d'œuvre du doublage du film Atlanta. Est-ce à dire, que vous avez refait ou reproduit le film ?

Non ! loin de tout cela !
En fait, Atlanta est un film réalisé au Nigéria et la version originale est anglaise. Donc, c'est un film qui se vend déjà au Nigéria. La Compagnie Chaslie a été contactée pour reprendre les rôles des comédiens du film et ce, pour poser des voix de la langue française. Pour définir le doublage d'un film, je dirai que c'est l'interprétation d'une langue de la version originale d'un film. C'est comme des films brésiliens ou mexicains, où la traduction se fait parfois par les comédiens de renom. C'est le cas du feuilleton mexicain Chacala, sur lequel le Béninois Tola Koukoui a posé sa voix pour l'acteur principal.

Comment le contact s'est créé entre ces Nigérians et vous ?

Au fait, c'est un neveu du nom de Arley. Dassi qui est né et a grandi au Cameroun. C'est lui qui a fait venir le projet. Ceci consiste à interpréter les films nigérians de version anglaise en français. Il est chargé de la distribution de ces films au Bénin. Ensemble, on a traduit ce premier film en français. On a mis en action les acteurs pour voir leur tempérament, ce qui a permis d'identifier les plus adaptés.

Combien de comédiens ou acteurs avez-vous retenu ?

J'ai sélectionné une dizaine à savoir :
Nicole Dadjo, Yollande Ségou, Immaculée Amoussouga, Augustin Avounsoukpo, Sosthène Zohoun, Corneille Chodaton, Jocelyne Alavo, Christelle Gogan, Arley Dassi en plus de moi-même.

Combien de temps, le doublage a duré, surtout que c'est un film réalisé en deux parties ?

Oui, effectivement nous avons Atlanta part I et part II. On a démarré le casting courant le mois de mars 2006. Et, en début décembre 2006, nous avons le "produit fini". A l'occasion de la deuxième édition du festival de théâtre pour enfants et jeunes (Festhej), tenu du 19 au 22 décembre 2006, on a profité pour projeter ces films en avant-première. Le 30 décembre, nous y avons procédé au lancement par la bénédiction d'un prêtre.
[...]
Hector TOVIDOKOU
publié le
30/01/2007





http://www.africine.org/?menu=art&no=6431

claude
Modérateur
Messages postés : 6528
Voxophile ultime Posté le 22/04/2008 12:29:18


Autres références à explorer:
http://www.africine.org/?menu=rech&rech_titre=doublage&submit=ok

claude
Modérateur
Messages postés : 6528
Voxophile ultime Posté le 22/04/2008 12:34:02


Autre exemple :

Citation :

Nigerian movies : Made in Lagos
()
Ils sont faits par milliers en anglais, mais autant regardés en français.

Si Ramsey Noah et Rita Dominic remportent tous les scores d’opinions favorables à Kano, comme à Douala, c’est bien parce qu’ils sont regardés ici et là dans la langue la plus parlée de ces pays. Mais plus encore, le succès du film nigérian fascine.
Nollywood Boulevard se fraye son bonhomme de chemin aux côtés de Bollywood à Bombay, et plus loin encore du mythique Hollywood. Les critiques ont en d’autres temps, donné leur avis sur la qualité de ces productions. Mais un fait reste constant: c’est une industrie hyper prolifique, capable de produire par milliers, et de satisfaire une demande multilingue, sans cesse croissante. L’industrie cinématographique nigériane a donc compris qu’il serait bon pour elle de favoriser le doublage de ses films. Léchés sur support vidéo, ils sont plus facilement exportés au sein de la diaspora américaine, avant de l’être en Afrique francophone, marché insuffisamment pénétré. Le Bénin, le Ghana et désormais le Cameroun se sont lancés dans cette activité qui peut tout de même rapporter entre 5et 20% du coût de la production, en plus d’augmenter le volume des télédiffuseurs et autres distributeurs.

Musulumi Mohammed est un technicien nigérian installé à Accra. Il dirige pour le National film and television institute d’Accra le studio de la structure, consacré au doublage et aux activités de production. L’interprétation de la version originale de plusieurs Movies porte sa marque. Dangerous Twins, Atlanta, thick madam, mortal inherance sont autant de succès qui ont fait de la Nafti comme du Cifap, des doubleurs parmi les plus sollicités. Les films sont parfois reproduits parfois refaits. Réalisés au Nigeria ou ailleurs, les promoteurs de ces films contactent les compagnies pour reprendre les rôles par les comédiens professionnels et poser les voix dans les langues choisies. La palme d’or de la traduction en langue française revient au comédien de renom Tola Koukoui. Au Cameroun Télesphore Mba Bizo, journaliste, traducteur et expert en ingénierie cinématographique est une adresse courue.

Tournés sur vidéo, et à usage domestique, les doubleurs semblent avoir compris la nécessité de le faire au mieux. Pour l’essentiel, il respecte le minimum requis: c’est-à-dire disposer d’une piste de son dépourvue de tout dialogue, traduire les dialogues originaux, détecter les principaux mouvements de lèvres avant d’entreprendre l’adaptation. Le résultat est au moins admirable. Le nec plus ultra étant que désormais, la traduction n’est par exemple pas qu’en français, pour tous les pays francophones. Elle intègre la culture locale, selon que le film est regardé en Côte d’ivoire, au Cameroun, ou au Bénin. On y retrouve nos bonnes vieilles onomatopées, notre accent et nos manies. Geneviève Nnaji, Zach Orji, Uche Osotule deviennent alors aussi familiers que Josephine Ndagnou, Oncle Otsama ou encore Blanche Bilongo. Le meilleur est à venir à ce qui paraît. Le Cameroun serait un marché potentiel. Des films sont produits et joués et promus conjointement par les deux pays. C’est peut-être domestique, mais c’est filon qui peut porter les peuples au loin.

Écrit par Roxane Batéki, Le Jour

Cet article a été publié le Saturday 23 February 2008 à 0:30






http://www.africapresse.com/nigerian-movies-made-in-lagos/2008/02/23/



claude

Messages : 8517
Date d'inscription : 03/07/2012

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum