Le superviseur de VF, rôle et utilité

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Le superviseur de VF, rôle et utilité

Message  claude le Ven 17 Aoû - 14:32

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claude
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Voxophile ultime Posté le 27/05/2010 13:25:38


Le superviseur de VF semble avoir existé depuis fort longtemps, peut-être depuis les 1ers temps du doublage, ce qui serait à préciser.
Il est le mandataire du producteur d'une oeuvre cinématographique (film, série, DA), et il est là pour veiller à une certaine qualité du doublage, en tout cas à un certain type de transposition par doublage.

On en a parlé ici et là pour ce qui est des DA de Disney par exemple.
Des interviews nous ont fait part de cette pratique pour bien des films américains ou italiens.
Aujourd'hui on nous révèle les dimensions de son intervention pour le film Star Trek de 2009:
http://www.objectif-cinema.com/spip.php?article5283 (interview de Frank Hervé, adaptateur par François JUSTAMAND)

Ce que l'on peut remarquer, c'est que le superviseur intervient pour une certaine part dans la préparation du doublage.

Pour le film Star Trek de 2009 qu'il faut mettre en perspective avec la série de 1966, le DA de 1974 et les films de 1979, 1981, 1982,1984, 1986, 1989, 1991 et 1994 , il serait à discuter de ce degré d'intervention par rapport à d'autres doublages; et ... de bien d'autres choses, pour lesquelles ce fil nouveau sera l'occasion, je l'espère.

Mais il peut venir aussi à notre esprit ces quelques observations juridico-artistico-culturelles. (jusque là cela fait bien prof ?, hum ?, oui ?, alors je continue dans le même style )

Si l'on suit bien les didascalies du superviseur de la VF du film Star Trek (2009), les temps seraient donc plutôt à chercher à assurer une continuité entre les différentes oeuvres VF dès lors qu'elles interviennent pour des oeuvres d'une même saga, et ceci transversalement en allant de la série aux films.
La continuité est officiellement recherchée, bien; mais seulement au niveau du texte. Rien n'est prévu pour les voix officiellement.
Se démarque-t-on consciemment et volontairement de la méthode utilisée pour les Laurel et Hardy où la fidélité sonore était passée par l'imposition d'un accent anglo-saxon à toute interprétation ?
Ou est-ce que règne un simple empirisme 1)qui a conduit d'abord à gérer les obstacles juridiques de la création en VF, qui consistent à interdire pour les oeuvres récentes sur le territoire français des VFQ et qui ont amené à écarter l'équipe québécoise DUBOS-THIBOUTOT au plus grand inconfort des amateurs de la saga qui avaient commencé à la connaître dans les couleurs et sonorités VFQ,
et 2) qui a eu ensuite à ne pas surmonter le décès de REBBOT sur James T. Kirk parce que les traits du personnage fondateur ont disparu et ne sont plus offerts par l’acteur William Shatner ?

Il reste que si la continuité linguistique (substantielle seulement et non pas également sonore) est recherchée, c’est pour une large part pour ne pas déboussoler la partie du public qui se reconnaît comme amateur d’une saga, de cette saga. L’oeuvre VF intègre ainsi une dimension destination, qui prend volontairement en considération moins les intentions de l’auteur de la saga que les souvenirs collectifs du public.
Il est vrai qu’il fallait avant tout autre chose faire admettre la disparition des figures familières qu’étaient Shatner ou Nimoy.
Cependant c’est peut-être plus profond et c’est là peut-être le signe que le public est reconnu, par les producteurs, comme ayant un rôle fondateur d’une œuvre.

--Message edité par claude le 2010-05-27 13:35:14--


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claude

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